Le Marathon des Sables : une course à vous couper le souffle !

Environ un mois après son épopée lors de son premier Marathon des Sables, Mireille partage avec nous le récit de cette belle et éprouvante aventure. De l’idée à l’arrivée de cette course atypique, on découvre les différents jalons passés avec succès par Mireille.

Est Jebel Zireg – Dernier bivouac du 34ème MDS


« La vie, ce n’est pas seulement respirer, c’est aussi avoir le souffle coupé ». Alfred Hitchcock

La première fois que j’ai entendu parler du MDS, c’était il y a près de 30 ans. Je n’avais alors jamais imaginé qu’il puisse exister des épreuves de course à pied d’une distance supérieure à 42 km….le reportage que j’avais vu m’avait fasciné et laissé dans ma mémoire des empreintes indélébiles. Mais à 20 ans, on a peu de moyens ; à 30 ans, les enfants sont petits ; à 40 ans, le boulot prend beaucoup de place. Alors, à 50 ans,  ce dossard qui m’est offert pour mon anniversaire m’émeut aux larmes. Nous sommes le 17 janvier 2018, j’ai un peu plus d’un an pour me préparer !

Commence alors la première phase de la préparation : se documenter… je lis absolument tout ce que je peux trouver sur le sujet : « De mon canapé à la course la plus dure au monde », « Marathonien des sables : Lahcen Ahansal, enfant nomade et star du désert », « Marathon des sables, un défi sans limites », plus tous les blogs, récits, impressions de course que je peux glaner sur le net.

Je me constitue ensuite un petit dossier de présentation et, dès le mois de juin, je contacte l’Association Petits Princes, qui a pour mission de réaliser les rêves d’enfants et d’adolescents gravement malades, et dont les actions me touchent particulièrement. Je reçois immédiatement un accueil très enthousiaste à mon projet. Dans  la foulée, ma page de collecte sur Alvarum est ouverte et les dons se multiplient. Je suis extrêmement touchée par cet élan de générosité.

Côté entrainement, mon calendrier d’« athlé » est assez chargé : en juin, championnats de France piste Masters à Angers sur 800 et 1500, en septembre, mondiaux Masters à Malaga, en octobre match international Masters en Allemagne, interruption de deux mois pour une blessure à l’insertion de l’ischio puis saison de cross. Je me retrouve en janvier et je n’ai toujours pas fait de sortie longue…

Le Trail des deux baies, au Touquet fin janvier, me ramène aux réalités. J’ai beaucoup de mal à boucler ces 41 km dans le sable (je termine en hypoglycémie et en hypothermie caractérisées) et je réalise enfin qu’il faut que je m’entraine plus sérieusement en volume, si je veux prétendre passer la ligne d’arrivée. Je mets en place une fois par semaine, puis deux fois par semaine, un trajet domicile travail en courant avec le sac contenant une tenue de rechange (St Germain en laye-Concorde, soit environ 25 kilomètres en passant par le Mont Valérien et le Bois de Boulogne). Difficile au début, puis le corps s’habitue.

Parallèlement à ce kilométrage hebdomadaire, la préparation de l’équipement mobilise beaucoup de temps et d’énergie : quel duvet choisir ? Privilégier le poids ou la température de confort ? Quelles chaussures ? trail, route, légères, avec amorti ? Quelle nourriture emmener ? Quelle quantité ? Le minimum obligatoire ou un peu plus ? Je passe pas mal  de temps avec ma balance et mes tableaux Excel pour faire et refaire le contenu de mon précieux sac de survie. Le week-end précédant le départ, je suis enfin parvenue, en ôtant la nourriture « de confort », à un poids de 6,5 kg, soit le minimum autorisé par l’organisation.

Le 5 avril au matin, lorsque Momo me laisse devant l’entrée du RER à 5 heures, je n’en mène pas large…

Le voyage est long et éprouvant ; au contrôle des bagages à Roissy, mon sac de course est entièrement vidé et contrôlé (je suis la seule !) et je dois justifier du contenu de chaque petit sac de poudre (la nourriture lyophilisée que nous emmènerons est reconditionnée dans des sacs congélation pour gagner un peu de poids). 

Le passage de la douane à Ouerzazate prend plus de deux heures et nous enchainons sur un trajet en bus de 7 heures.

Arrivée à Ouerzazate

Bref, il fait nuit noire lorsque nous arrivons au bivouac, à Erfout. Repas léger avant de découvrir notre chambrée. Nous sommes 8 à partager la tente 95, composée de bourguignons et de parisiens : François, le chef (c’est son 5ème MDS et sa légitimité ne se discute pas), Agnès, sa femme, (2nde participation), Alain et Hervé (2nde participation également) et 4 rookies (ndlr les non-initiés) : Manuel, Jean-Philippe, Frank et moi-même. Très vite, l’entente est parfaite entre nous. On s’entraide, on s’encourage…et on rigole. 

La tente 95 : Jean-Phi, Mireille, Agnès, François, Manuel, Frank, Alain et Hervé


La première nuit est glaciale, impossible de fermer l’œil, la tente est ouverte des deux côtés et nous sommes comme dans une espèce de couloir exposé en plein vent. Par la suite, nous comprendrons qu’il faut la fermer avec des pierres pour maintenir un semblant de chaleur. La première journée est consacrée aux contrôles administratifs et médicaux et à l’emballage des orteils et des zones de frottement. Je me retrouve couverte d’élastoplast sur le dos, les épaules, le ventre, les pieds….A la pesée, mon sac est à 6,8kg (j’ai ajouté un vêtement chaud et je ne le regretterai pas), ce qui aboutit, avec la balise et les bidons remplis, à un poids total d’environ 9 kg. Un dernier repas marocain et une nouvelle nuit bien fraîche et nous voilà enfin sur la ligne de départ.


le bivouac à l’aube

Chacune de mes journées du MDS est rythmée par une suite de rituels : 

– le briefing d’avant course réalisé sur le toit d’un véhicule par Patrick Bauer, le Directeur de course et Guillaume, le traducteur, avec des anecdotes sur les coureurs, les anniversaires à souhaiter etc…

– la bande son du départ : « Highway to Hell » du groupe ACDC qui précède le passage de l’hélico,

– les pastilles de sel, qu’il faut prendre à chaque check point, sous peine de se déshydrater en moins de deux,

– le gobelet de thé à la menthe qui est offert sur la ligne d’arrivée,

– les 4 bouteilles d’eau qu’il faut porter jusqu’à la tente, en plus de son sac, alors qu’on arrive rincé de l’étape,

– la collation que l’on n’a pas le courage de préparer en arrivant et qui se transforme en une poignée de noix de cajou,

– la petite toilette dans les dunes avec une bouteille dont on a percé le bouchon pour économiser,

– la petite lessive avec un peu d’eau au fond d’un sac plastique,

– la queue au pédiluve pour se faire soigner les pieds,

– la queue à la tente satellite pour envoyer son e-mail quotidien,

– l’odeur des pastilles Esbit, qu’on enflamme pour préparer son repas lyophilisé,

– l’attente du facteur dans les tentes, et les messages que l’on relit 15 fois,

– le brossage des dents à la frontale,

– le duvet dans lequel on se glisse en priant pour qu’on n’ait pas besoin de se relever en pleine nuit.

Avant la première étape, nous sommes invités à former le chiffre « 34 ». Nous restons quelques minutes ainsi, pour la photo. L’émotion est palpable chez chacun d’entre nous. Nous nous observons les uns les autres. Certaines tenues contre le soleil valent le détour !

Quelques minutes avant le départ du 34ème MDS – la tente 95 se trouve  tout en haut du chiffre 4 !

Première étape de 32,2km (El Borouj – Tisserdim ) bouclée en 3 :29 :38

L’ambiance est électrique sur la ligne de départ, nous sommes tous impatients d’en découdre ! La course part très vite, l’hélico qui nous survole fait valser les casquettes. Nous alternons  un terrain caillouteux, des passages d’oueds et de dunettes, mais dans l’ensemble, les jambes répondent plutôt bien. Les paysages sont assez monotones, nous sommes au milieu de nulle part, mais l’étape est assez roulante et les kilomètres défilent assez vite. Le seul gros hic est le frottement du sac qui me brule le dos. Au CP2, je m’arrête à la tente médicale pour me faire poser un peu plus d’élasto et, obnubilée par cette douleur au dos, j’en oublie les pastilles de sel. Les effets de la déshydratation ne tardent pas à se faire sentir : je suis percluse de crampes et j’ai la nausée. Heureusement, il ne reste qu’un kilomètre avant l’arrivée et je parviens à regagner la banderole d’arrivée en marchant. Je suis dirigée vers la tente médicale où je passerai deux bonnes heures avec diarrhée et vomissements. J’évite de justesse la perfusion et regagne la tente furieuse contre moi-même. J’ai une bouteille entière d’eau avec de l’Adiaril à boire dans la nuit pour me remettre à flot. J’avale un taboulé et quelques raisins secs et me couche aussitôt, anxieuse de l’étape de dunes qui s’annonce pour demain. 

Première étape : déjà quelques dunettes !

Seconde étape de 32,5km dont 13 km de dunes de plus de 100m (Tisserdimine – Kourci Dial Zaid) bouclée en 5 :07 :01

Contre toute attente, je me réveille reposée. Les crampes et les nausées ont disparu. Je réussis à avaler mon muesli et reprend confiance. Le ton est donné dès le départ, le sol est sablonneux et la progression usante. Devant une auberge à Merzouga, je remarque un chien qui court à nos côtés, tout frétillant. Nous sommes à mille lieux d’imaginer que ce chien nous suivra jusqu’à l’arrivée, devenant ainsi  la mascotte de la course. Après 13 km, nous entrons dans l’Erg Chebbi et là les choses se corsent. Je n’ai aucune technique pour courir ni même marcher dans des dunes d’une telle taille. J’essaie de rester dans les traces laissées par les autres coureurs, mais je m’épuise. Le chien, lui, est très à son aise. La chaleur est écrasante. Je me concentre sur la beauté des paysages, et les sensations de descente, qui ressemblent beaucoup à celles du ski. Enfin, je parviens jusqu’au CP2, à la sortie des dunes. Il reste encore un plateau caillouteux de 6 km à parcourir. Je regarde mes pieds, je n’ose pas lever la tête tant la ligne droite qui s’allonge devant moi est inquiétante. Je termine malgré tout l’étape dans un état de « relative fraicheur », en comparaison avec celui de l’étape précédente.

Seconde étape : Cactus est très à l’aise dans les dunes de Merzouga!

Troisième étape de 37,1 km – enfin 42 km pour moi ! – ( kourci Dia Zaid – Jebel El Mraier)  bouclée en 5 :53 :22

Je prends le départ de l’étape boostée comme jamais. J’ai plutôt bien récupéré et me sens en forme (j’ai changé de place dans la tente, et, sur le côté, je ressens beaucoup moins le vent). Les paysages sont très variés : traversées d’oueds, de dunettes, d’un vieux village. Je cours à bonne allure. Se succèdent des plateaux caillouteux et des vallons sablonneux. Au kilomètre 30, je me laisse déconcentrée par un photographe qui nous prend en train de descendre dans l’oued et je suis bêtement deux irlandais qui ont tourné à gauche, dans l’oued, au lieu de remonter en face. L’oued devient de plus en plus sablonneux et je commence à avoir des doutes car il n’y pas plus de balisage au sol, mais nous sommes tout un groupe et nous persistons encore un moment dans la mauvaise direction. Le CP3 devait être au kilomètre 31,7, c’est une évidence que nous nous sommes trompés. Nous décidons de remonter de l’oued (pas du tout évident de s’extirper de cette cavité) et nous apercevons au loin quelque chose qui brille et qui pourrait correspondre au CP3. Je n’ai quasiment plus d’eau dans mes bidons et commence à avoir la bouche bien pâteuse. Après une dizaine de minutes, nous apercevons enfin un 4×4 qui vient à notre rencontre. Nous nous trainons jusqu’au CP3 où nous nous arrosons copieusement. Il reste encore 6 kilomètres assez sablonneux jusqu’à l’arrivée, mais je ne parviens pas à me remettre à courir. Le moral en a pris un coup. Je termine en marchant, avec des regrets, en refaisant cent fois dans ma tête le processus de cette mauvaise décision.   

Troisième étape – ici dans le lit d’un oued

Quatrième étape de  76,3 km (Jebel El Mraier – Rich Mbirika) bouclée en 14 :22 :37

Aujourd’hui, c’est l’étape longue, celle que tous les concurrents redoutent. J’ai passé une mauvaise nuit, à me tourner et à me retourner sur mon matelas de cailloux et je suis nauséeuse. Je ne parviens pas à avaler mon muesli et prends le départ avec une petite compote dans le ventre. Les premiers kilomètres sont plutôt agréables, avec un soleil voilé et un peu de vent, mais assez rapidement, nous abordons un passage de dunes et la chaleur devient harassante. Il y a beaucoup de dénivelé sur cette première portion et la progression est assez lente. Sur la montée d’un relief, je prends un gros coup de chaud et suis obligée de ralentir. Je décide de me poser un quart d’heure au CP3 pour m’arroser, grignoter quelques noix de cajou, et soulager mes épaules. Un peu mieux, je repars, en alternant marche dans les dunes et course sur les parties roulantes. Il y a beaucoup de reliefs et de zones sablonneuses. J’attends avec impatience le coucher du soleil et un peu de fraîcheur, en parlant à Keith, ma peluche dromadaire. La nuit tombe très rapidement et le reste de la course est magique. Courir la nuit dans le désert est une expérience inouïe, à peine besoin de la frontale tant la nuit est claire. Il y a quelques palmiers, au milieu de nulle part. Au CP5, je crois à un mirage, mais non, il y a bien des transats et un thé à la menthe qui attendent les coureurs! Quel bonheur de s’asseoir un instant sous les étoiles et de soulager ses épaules. Je repars requinquée, plus que 15 km que je ferai avec deux compagnons de fortune repartis en même temps que  moi, Aurélie, originaire de Grenoble, et Olivier, originaire de Noisy (un presque voisin !) qui chute dans une partie caillouteuse et termine l’étape un peu amoché. Nous franchissons la banderole d’arrivée ensemble, émus. Il est 23 heures, nous sommes partis depuis le matin 8H30.

Quatrième étape – en pleine chaleur….
Fin de la quatrième étape – courir dans la nuit est magique !

Le 5ème jour consacré au repos, à la réhydratation, et à la réparation des pieds et des chaussures, passe à toute allure. Les orteils sont bien éprouvés après cette étape longue, et il y a foule au centre médical. Coté chaussures, le velcro qui sert à attacher les guêtres, s’est décollé avec la chaleur et il faut tout rafistoler. Enfin, cette journée est aussi la journée des lessives. Toutes les tentes arborent leur fil à linge, on se croirait à Naples ! En fin de journée, quand tous les concurrents sont enfin arrivés, un coca bien frais nous est distribué, le rêve après six jours d’eau chaude ☺

Jour 5 – Un peu de repos au bivouac

Cinquième étape de 42,2 km (Rich Mbirika – Est Jebel Zireg) bouclée en 05 :56 :21

Je prends le départ pleine d’énergie. L’étape Marathon s’annonce comme étant la plus belle, avec deux Jebels à escalader . Mais au bout de quelques kilomètres seulement, une douleur aigue à la fesse m’oblige à ralentir le rythme. Je connais cette douleur par cœur, l’inflammation du pyramidal. J’ai beaucoup de mal à lever ma jambe et ce n’est pas l’idéal pour aborder une étape de montagne. Je trébuche à plusieurs reprises, et fais deux chutes coup sur coup, heureusement sans heurter de cailloux. L’ascension du Jebel El Otfal est très physique. Il y a 25% de pente moyenne jusqu’au sommet et la montée alterne sable et parties rocheuses. Mais au sommet, la vue est magnifique ! La descente, elle, s’avère très caillouteuse et je ne suis pas du tout à l’aise. Je me fais dépasser par de nombreux concurrents qui descendent comme des cabris. Deux kilomètres de dunes, puis déjà le CP1. La suite du parcours est assez variée jusqu’au CP3 : plateaux caillouteux, gorges sablonneuses, petits reliefs, dunettes. Je me sens bien, excepté la douleur à la fesse, et je parviens à courir sur toute cette portion. Après le CP3, nous abordons la seconde grosse difficulté, l’ascension du Jebel Mhadid Al Alahau avec une pente de 13%. Au sommet, nous longeons la crête qui domine les deux vallées et je me remplis les yeux du paysage. Dernière descente très sablonneuse en hors-piste puis une fin de parcours sablonneuse très très longue où on a l’impression que la banderole d’arrivée s’éloigne à chaque pas. Je cours sans m’arrêter, en fixant l’horizon. Je franchis enfin la ligne d’arrivée. J’avais prévu de faire de grands gestes et d’envoyer des baisers à mes proches mais je me trompe de caméra ☹ Patrick me passe la médaille autour du cou, je suis émue, je suis Finisher du 34ème MDS !

Dans la soirée, quand toute la tente est arrivée, nous savourons ce moment du « devoir accompli ». Il reste l’étape de charité, non chronométrée, que nous décidons de faire ensemble, en marchant. La soirée est gaie et détendue, malgré le vent qui s’est levé en rafales.

Cinquième étape : du dénivelé nous attend ! 

6ème étape de 6,1km (Merdany – Merzouga) bouclée en 01 :11 :02

Aucune difficulté technique sur cette étape « Charity », assez courte et plutôt plate, où nous arborons tous un tee-shirt bleu aux couleurs de « Solidarité Marathon des Sables ». Nous marchons à bonne allure, pour être les premiers dans les bus du retour. Nous nous arrêtons néanmoins pour ramasser un peu de sable, et prendre quelques photos. Nous franchissons la dernière arche d’arrivée détendus. La tente 95 est au complet et elle a le sourire ! 

Sixième étape : retour à Merzouga (la boucle est bouclée…)

Que conclure ?  

De nombreuses sensations encore vives se bousculent. Le désert restera probablement encore très longtemps dans un coin de ma tête.

Je ne saurais dire précisément à quoi j’ai pensé durant ces 35 heures d’efforts solitaires dans le désert marocain. Je me rappelle avoir souvent parlé à mon corps, tantôt pour le féliciter, tant pour l’encourager lorsque les jambes ne voulaient plus avancer. La plupart du temps, l’esprit a le dessus et il fait des miracles. Mais parfois, le corps se rebiffe et il faut l’écouter. Le Marathon des Sables est une course de gestion à 100% : gestion de l’eau, de l’alimentation, du sommeil, de l’effort, mais aussi et surtout gestion de la douleur. Une épreuve parfaite pour s’explorer soi-même. A côté du défi sportif, j’ai vécu une parenthèse extraordinaire dans notre vie moderne à cent à l’heure, où les rencontres sont nombreuses et riches et où les échanges sont vrais. Y a-t-il des amateurs ?

« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle !» Paolo Coelho